XIIIe Forum international des médias biélorusses « Partenariat pour l” avenir : une stratégie numérique pour la sphère des médias » 

Minsk, 13.09.2018 – Mas­ter class pour étu­diants et poli­to­logues 

  • Tech­no­lo­gies hybrides de guerre et de médias sociaux

Pro­fes­seur, doc­teur en sciences poli­tiques, res­pon­sable de l’association de l’information Spets­naz PANARIN IGOR NIKOLAEVICH


Guerre hybride – qu’est-ce que c’est ?

  • La guerre hybride est une com­bi­nai­son de méthodes poli­ti­co-mili­taires, poli­ti­co-diplo­ma­tiques, finan­cières-éco­no­miques, d” infor­ma­tion-psy­cho­lo­giques et tech­niques, ain­si que de tech­no­lo­gies pour les révo­lu­tions de cou­leur, le ter­ro­risme et l’extrémisme, les ser­vices spé­ciaux, les forces spé­ciales, les opé­ra­tions spé­ciales et les struc­tures publiques. diplo­ma­tie, menée dans le cadre d’un plan unique par les auto­ri­tés éta­tiques, les blocs poli­ti­co-mili­taires ou les STN.
  • Les objec­tifs de la guerre hybride sont la dés­in­té­gra­tion com­plète ou par­tielle de l’État, un chan­ge­ment qua­li­ta­tif de sa poli­tique inté­rieure ou exté­rieure, le rem­pla­ce­ment du lea­der­ship éta­tique par des régimes loyaux, l’instauration d’un contrôle

La terminologie et les doctrines de la guerre de l” information

  • A. Dalles (CIA) – 1967 – pre­mière men­tion de « guerre de l’information »
  • Tho­mas Rona – 1976, Shen Wei Guang (Chine) – 1985
  • Le pre­mier docu­ment est la direc­tive du minis­tère de la Défense des États-Unis T 3600.1 du 21.12. 1992 – « Guerre de l’information ».
  • Déve­lop­pe­ment – Doc­trine des opé­ra­tions d’information du haut com­man­de­ment amé­ri­cain des forces armées amé­ri­caines de 1998, intro­duit le concept d’opérations d’information défen­sives et offen­sives (mise à jour 2006 – opé­ra­tions sur Inter­net)
  • La pre­mière confé­rence inter­na­tio­nale « Guerre de l’information » – 1998 (Linz, Autriche – des repré­sen­tants de 43 pays ont par­ti­ci­pé)
  • Le concept de com­mu­ni­ca­tion stra­té­gique des États-Unis – 2010. Un ensemble de mesures pour un impact de com­mu­ni­ca­tion ciblé sur le public cible d’autres pays (à la fois hos­tiles, alliés et neutres).
  • Fédé­ra­tion de Rus­sie
  • 2000 - La doc­trine de la sécu­ri­té de l’information de la Rus­sie (FAPSI-1997)
  • 2016 – La doc­trine de la sécu­ri­té de l’information de la Rus­sie (nou­velle édi­tion)

La terminologie et les doctrines de la guerre hybride

  • Major-géné­ral Alexan­der Sve­chin
  • Lieu­te­nant-géné­ral Andrei Sne­sa­rev
  • Colo­nel de l’état-major géné­ral russe Evgue­ni Mess­ner – en exil
  • Maré­chal d’URSS Ogar­kov – Opé­ra­tion DUNAI (août 1968 – Tché­co­slo­va­quie)
  • 2005 – Le terme « guerre hybride » est appa­ru dans la lit­té­ra­ture mili­taire amé­ri­caine il y a plus de 10 ans. Aux États-Unis, en 2005, le géné­ral amé­ri­cain James Mat­tis, désor­mais à la tête du Penta­gone (sur­nom­mé « Mad Dog ») et le colo­nel Frank Hoff­man ont publié un article phare inti­tu­lé « L’avenir de la guerre : la guerre des hybrides ». années du géné­ral Charles Kru­lak sur les trois blocs de guerre du qua­trième bloc. Les trois blocs de Kru­lak sont la conduite directe des opé­ra­tions mili­taires et des opé­ra­tions de main­tien de la paix visant à divi­ser les par­ties oppo­sées et à four­nir une aide huma­ni­taire. Le qua­trième, un nou­veau bloc de Mat­tis et Hoff­man – opé­ra­tions psy­cho­lo­giques et d’information et tra­vail avec le public.
  • En 2010, le concept de l’OTAN a intro­duit le terme « menaces hybrides »
  • Dans la décla­ra­tion finale du som­met de l’OTAN tenu en Écosse en sep­tembre 2014, pour la pre­mière fois au niveau offi­ciel, il était néces­saire de pré­pa­rer une alliance pour la par­ti­ci­pa­tion à des guerres d’un nou­veau type – les guerres hybrides.
  • Et en décembre 2015, lors du som­met des ministres des Affaires étran­gères des pays de l’OTAN, une nou­velle stra­té­gie pour mener une guerre hybride a été adop­tée et approu­vée lors du som­met de l’OTAN à Var­so­vie en juillet 2016.

Guerre hybride (GW) contre la Russie, l’URSS et l’Eurasie

  • La métho­do­lo­gie GW est née à la fin du 19ème siècle. dans l’Empire bri­tan­nique. Le coup d’état de la FEVRAL de 1917 , qui a entraî­né le ren­ver­se­ment de l’autocratie et l’effondrement de l’Empire russe, peut être consi­dé­ré comme une opé­ra­tion réus­sie du GW contre la Rus­sie, menée par la maçon­ne­rie occi­den­tale et le MI6.
  • La stra­té­gie occi­den­tale moderne du GW a com­men­cé à se déve­lop­per dans le cadre de la guerre froide (1946–1991), lan­cée contre l’URSS à l’initiative de Chur­chill. La guerre froide était GW (sanc­tions, sabo­tage idéo­lo­gique, « agents d’influence » dans l’élite sovié­tique, entrai­nant des armes dans la course, etc.). Lors de la chute de l’URSS, le secré­taire géné­ral du Comi­té cen­tral du PCUSMikhaïl Gor­bat­chev, a joué un rôle clé , avec le sou­tien de trois com­plices (Yakov­lev, She­vard­nadze, Kravt­chouk) . REYKJAVIK 1986 – La capi­tu­la­tion de Gor­bat­chev en réponse à la dés­in­for­ma­tion du SOI de Rea­gan.
  • La stra­té­gie GV de l’OTAN contre la Rus­sie et l’Eurasie - vise à la dés­in­té­gra­tion et à la créa­tion du chaos en uti­li­sant le pro­gramme du Par­te­na­riat pour la paix (PPP). Créa­tion dans tous les pays de la CEI de centres d’information NETWORK , d’écoles de jeunes, de sou­tien aux ONG, de forums de presse. Par exemple, l’École inter­na­tio­nale de la jeu­nesse de l’OTAN à Gelendz­hik, qui se tient régu­liè­re­ment depuis 2002 sur la base de l’Université d’État de Kuban (+ Mos­cou, Saint-Péters­bourg, Veli­ky Nov­go­rod). Voyage de jeunes diri­geants au siège de l’OTAN, etc. La stra­té­gie la plus effi­cace pour l’OTAN est mise en œuvre en Ukraine. En 1994, l’Ukraine, pre­mier pays de la CEI, a adhé­ré au pro­gramme PPP et, en 1997, le pre­mier centre d” infor­ma­tion et de docu­men­ta­tion en Europe s’est ouvert à Kiev .

Technologies de guerre hybrides

  • 1.Terrorisme – 54% (du pro­jet « GLADIO » à IGIL).
  • 2. Extré­misme – 54%.
  • 3.Information-76.5%
  •  » Casques blancs » – Les dés­in­for­ma­teurs bri­tan­niques en Syrie
  • 4.Information-pression psy­cho­lo­gique – 67,5% ( Mi-6 = Skri­pal).
  • 5. Pres­sions poli­ti­co-mili­taires – 72%.
  • 6. Pres­sion finan­cière et éco­no­mique – 67,5% (sanc­tions)
  • 7. Attaques de pirates -63%.
  • 8. Vio­la­tion du fonc­tion­ne­ment des infra­struc­tures cri­tiques – 40,5%.
  • 9. « Révo­lu­tions de cou­leurs » – 72%.
  • FB : Bulk-2011 (82%), Mus­ta­fa Nayem 2013 -100%
  • 10. Migra­tion illé­gale et illé­gale – 36%.
  • 11. Narcotrafic-40,5%.
  • 12. Uti­li­sa­tion des réseaux sociaux – 63%.

Opération du renseignement britannique MI6 « SCRIPAL » : les armes d’information sont plus dangereuses que les armes nucléaires 

  • Empoi­son­ne­ment vir­tuel S. Skri­pal – un inci­dent sur­ve­nu le 4 mars 2018 . à Salis­bu­ry (Grande-Bre­tagne) avec un traître et sa fille de 33 ans, Julia, une citoyenne russe venue de Mos­cou pour rendre visite à son père.
  • 14 mars 2018 . The­re­sa May a offi­ciel­le­ment accu­sé la Rus­sie d’essayer de tuer Skri­pal et sa fille. May a annon­cé qu’en réponse à l’empoisonnement, les contacts bila­té­raux avec la Rus­sie seront sus­pen­dus à un haut niveau et que 23 diplo­mates russes seront expul­sés de Grande-Bre­tagne
  • Le 15 mars, les diri­geants des États-Unis, de Grande-Bre­tagne, de France et d’Allemagne ont publié une décla­ra­tion com­mune condam­nant l’empoisonnement de Skri­pal et de sa fille et accu­sant Mos­cou d’avoir orga­ni­sé une attaque chi­mique. Dans cette décla­ra­tion, l’attaque était qua­li­fiée de « vio­la­tion de la sou­ve­rai­ne­té bri­tan­nique » et de « vio­la­tion fla­grante de la Conven­tion sur les armes chi­miques et du droit inter­na­tio­nal ».
  • Le 16 mars, la Com­mis­sion d” enquête de la Rus­sie a ouvert une pro­cé­dure pénale en ver­tu de l’article 105.2 « e » du Code pénal de la Fédé­ra­tion de Rus­sie (ten­ta­tive de meurtre d’une manière géné­ra­le­ment dan­ge­reuse) en rela­tion avec la ten­ta­tive d’assassinat de Yulia Skri­pal
  • Le 21 mars – brie­fing pour les ambas­sa­deurs étran­gers sur la situa­tion avec Skri­pal – a été super­be­ment diri­gé par le direc­teur du dépar­te­ment des affaires étran­gères de la Rus­sie Vla­di­mir Erma­kov
  • 3 avril – Le chef du labo­ra­toire bri­tan­nique « Por­ton Down », G. Eyt­ken­head, a décla­ré qu’il ne pou­vait pas confir­mer que le gaz neu­ro­toxique qui avait été empoi­son­né par Skri­pal et sa fille avait été pro­duit en Rus­sie. Comme il l’a conclu, le labo­ra­toire n’a pas déter­mi­né son ori­gine, mais a four­ni des infor­ma­tions scien­ti­fiques au gou­ver­ne­ment bri­tan­nique, qui a ensuite uti­li­sé un cer­tain nombre d’autres sources pour tirer des conclu­sions.
  • 4 avril – Le direc­teur du SVR, S. Nary­sh­kin, à l’ISIS-2018, a annon­cé la pro­vo­ca­tion des ser­vices spé­ciaux bri­tan­niques (ambas­sa­deur 2 avr.)
  • 5 sep­tembre – Une nou­velle étape de l’opération stra­té­gique anti-russe de la guerre hybride bri­tan­nique. Deux Russes soup­çon­nés de ten­ta­tive de vio­lons sont membres du GRU. Avec une telle décla­ra­tion, abso­lu­ment non prou­vée, le Pre­mier ministre bri­tan­nique The­re­sa May a pro­non­cé un dis­cours.

Théorie de la confrontation de l’information 
(thèse de doctorat du professeur Igor Panarin du 7 mai 1997)

  • Deux types de confron­ta­tion d’information (lutte):
  • 1. infor­ma­tion et tech­nique
  • 2.informatsionno-psychologique.
  • Lors de la confron­ta­tion de l” infor­ma­tion et de la tech­nique, les prin­ci­paux objets d’influence et de pro­tec­tion sont les sys­tèmes d’information et tech­niques (sys­tèmes de trans­mis­sion de don­nées (SPD), sys­tèmes de sécu­ri­té de l’information (SIS), etc.
  • Lors de la confron­ta­tion infor­ma­tion-psy­cho­lo­gie, les prin­ci­paux objets d’influence et de pro­tec­tion sont :
  • 1. la psy­cho­lo­gie poli­tique et la popu­la­tion des par­ties oppo­sées ;
  • 2. sys­tème de for­ma­tion de la conscience publique
  • 3. Sys­tème de for­ma­tion de l’opinion publique,
  • 4 Sys­tème de prise de déci­sion.
  • La confron­ta­tion des infor­ma­tions com­prend trois com­po­santes.
  • Le pre­mier est l’analyse stra­té­gique.
  • Le second est l’impact de l’information.
  • La troi­sième est la contre-infor­ma­tion.

Les médias sociaux – l’alignement des forces 
La domination totale de l’Occident (données au 26 août 2018)

  • FB 1.Gasdep USA – 1 893 811 abon­nés de la Fédé­ra­tion de Rus­sie / États-Unis – 1 à 6 
  • 2.Mid de Rus­sie – 371 814
  • 3.MID UK – 224 723
  • 4.MID du Béla­rus – 2 239
  • TWITTER 1.Goldep USA – 5. 08 mil­lions d’abonnés de la Fédé­ra­tion de Rus­sie / États-Unis – 1 à 5
  • 2.MD Royaume-Uni – 874 mille.
  • 3.MID de Rus­sie – 1,19 mil­lion.
  • 4.MID du Béla­rus – 11,700.
  • TITRE du média mon­dial     RF / US – 1 à 21
  • 1. CNN (hot news) – 54,1 mil­lions
  • 2.VVS – (nou­velles chaudes) – 38,1 mil­lions
  • 3. RT - 2 , 66 mil­lions (en anglais)
  • RF Minis­tère de la Défense / États-Unis – Twit­ter 1 à 32 ( 174 000 et 5,7 mil­lions) , FB – 1 à 7,6

La seule percée de la Russie dans //www.youtube.com /

  • Minis­tère de la défense de la Fédé­ra­tion de Rus­sie / USA – 2/1
  • États-Unis - abon­nés de 76 000
  • Rus­sie – 130 mille abon­nés
  • Nombre de vues de la Rus­sie / USA – 10/1
  • Rus­sie – 140 mil­lions
  • États-Unis -14 mil­lions
  • Rus­sie – les plus grandes vues des publi­ci­tés
  • 2015 – Impact mas­sif avec des armes de haute pré­ci­sion sur les objets de l’IGIL en Syrie depuis la zone d’eau de la mer Cas­pienne – 7,1 mil­lions
  • 2015 Les frappes aériennes contre les objets du groupe ter­ro­riste IGIL – 5,2 mil­lions
  • 2015 Attaque mas­sive des avions d’aviation à longue por­tée sur les infra­struc­tures de l’IGIL en Syrie – 4 mil­lions • 2015 – Lan­ce­ment du groupe de mis­siles de croi­sière Calibre du sous-marin Ros­tov-on-Don sur les cibles des ter­ro­ristes en Syrie – 3,7 mil­lions

L’influence totale de l’Occident sur les médias sociaux russes (Medialogiya a préparé la notation des médias les plus cités pour 2017).

Top 8 des sta­tions de radio les plus citées dans les médias sociaux

No Radio hyper­liens dans les médias sociaux

Radio Liber­ty (svoboda.org) – 4 936 252

2 Echo de Mos­cou (echo.msk.ru) – 2 039 733

Voice of Ame­ri­ca # Ser­vice russe (golos-ameriki.ru) – 794 769

4 Busi­ness FM (bfm.ru) – 328 014

5 dit Mos­cou (govoritmoskva.ru) – 309 493

6 Kom­mer­sant-FM (kommersant.ru/fm) – 219 147

7 Ves­ti FM (radiovesti.ru) – 51 483

8 Radio 1 (radio1.news) – 25,191


Forte influence de l’Ouest sur les médias sociaux russes (Medialogiya a préparé la note des médias les plus cités pour 2017)

Les 8 res­sources Inter­net les plus citées dans les médias sociaux

 res­source Inter­net Hyper­liens dans les médias sociaux

Meduza.io (Riga, Let­to­nie) – 6 975 272

2 Rbc.ru – 5 870 500

3 Lenta.ru – 4 393 217

Life.ru - 3 681 338

5 Gazeta.ru – 3 326 125

Bbc.com/russian (Royaume-Uni) – 2 998 364

7 Znak.com – 2 653 906

8 Navalny.com – 2 412 732


MEDUSA – L’outil d’information sur les chocs de l’OTAN dans les médias sociaux

  • Créé le 20 octobre 2014 . à Riga, un mois et demi après la créa­tion à Riga du Centre de com­mu­ni­ca­tion stra­té­gique de l’OTAN. Les tra­vaux du Centre impliquent 7 pays de l’OTAN – Esto­nie, Let­to­nie, Alle­magne, Ita­lie, Litua­nie, Pologne, Grande-Bre­tagne.
  • FB – 334 mille abon­nés
  • VK – 557 mille abon­nés
  • Twit­ter – 1,18 mil­lion
  • Selon Media­lo­gy, à la suite des résul­tats de 2017, MEDUSA est la publi­ca­tion en ligne la plus citée dans les médias sociaux russes. • Hypo­thèse = MEDUSA est un ana­logue de l’unité de ren­sei­gne­ment spé­ciale des ser­vices de ren­sei­gne­ment bri­tan­nique MI6 « Casques blancs » opé­rant en Syrie et a pré­pa­ré plu­sieurs pro­vo­ca­tions d’information liées à l’utilisation pré­su­mée d’armes chi­miques.

La diplo­ma­tie numé­rique aux Etats-Unis

  • La diplo­ma­tie numé­rique (diplo­ma­tie numé­rique) désigne l’utilisation d’Internet et des tech­no­lo­gies modernes de l’information et de la com­mu­ni­ca­tion (TIC) pour la réa­li­sa­tion de tâches diplo­ma­tiques et de poli­tique étran­gère connexes. Éga­le­ment dési­gné par les termes « diplo­ma­tie du net » et « diplo­ma­tie publique Web 2.0 ».
  • 1. La pro­pa­gande numé­rique.
    • En pre­mier lieu, l’Internet per­met au Dépar­te­ment d’État d’adresser direc­te­ment sa posi­tion à un audi­toire de plu­sieurs mil­lions de per­sonnes à l’étranger, prin­ci­pa­le­ment des jeunes, à des coûts minimes. À cette fin, l’agence a créé un vaste réseau de sites conçus pour une consom­ma­tion externe (infor­ma­tion, lan­gage, dis­cus­sion) et des comptes offi­ciels sur les réseaux sociaux popu­laires (Twit­ter, Face­book, You­Tube, Fli­ckr, Ins­ta­gram, Tum­blr, Pin­te­rest, Google). La prise en charge des comptes dans les médias sociaux est prin­ci­pa­le­ment assu­rée par l’Office for Digi­tal Inter­ac­tion men­tion­né, mais des groupes de tra­vail spé­ciaux sont éga­le­ment créés pour tra­vailler avec le public cible dans divers dépar­te­ments du Dépar­te­ment d’État.
  • 2. Créa­tion de logi­ciels et maté­riels spé­ciaux.
    • Le dépar­te­ment d’État a finan­cé le déve­lop­pe­ment de pro­grammes infor­ma­tiques per­met­tant aux mili­tants loyaux de contour­ner les res­tric­tions et le contrôle des gou­ver­ne­ments étran­gers sur les canaux de com­mu­ni­ca­tion natio­naux.
  • 3 . Sti­mu­la­tion des humeurs de pro­tes­ta­tion à l’aide des médias sociaux .
    • Au prin­temps 2011, en Tuni­sie et en Égypte, avec l’aide d’Internet et des com­mu­ni­ca­tions mobiles, des groupes de jeunes ont été mobi­li­sés pour des repré­sen­ta­tions de masse et les infor­ma­tions cir­cu­lant dans le réseau ont ser­vi de cata­ly­seur à la mon­tée des sen­ti­ments de pro­tes­ta­tion. Les réseaux sociaux, en pre­mier lieu, ont été uti­li­sés par l’opposition interne pour coor­don­ner les acti­vi­tés et le recru­te­ment des sup­por­ters, mais on sait éga­le­ment que 70% des mes­sages sur Twit­ter (tweets), se réfé­rant par exemple à la « révo­lu­tion » situé en dehors du pays. Ce der­nier confirme la ver­sion de l’interférence de l’information externe au cours du « prin­temps arabe », dont la pos­si­bi­li­té tech­nique est uni­que­ment les États-Unis. En juin 2011, pre­nant la parole à Londres, le conseiller en inno­va­tion de H. Clin­ton, A. Ross, a décla­ré que l’importance de l’Internet pour saper les régimes auto­ri­taires dans l’Est arabe était déci­sive.
    • Les réseaux sociaux amé­ri­cains ont éga­le­ment joué un rôle clé en inci­tant les par­ti­sans de l’opposition à mener des actions de déso­béis­sance civile en Tur­quie en juin-juillet 2013. Selon les chiffres de la socié­té turque eBrand­Va­lue, qui sur­veille le seg­ment natio­nal de l’Internet, le nombre d’abonnés Twit­ter qui ont rejoint la place Tak­sim à Istan­bul , et ceux qui ont sou­te­nu le gou­ver­ne­ment actuel, R. Erdo­gan, étaient 68 000 à 800 . Pour mani­pu­ler les sen­ti­ments poli­tiques et repro­duire auto­ma­ti­que­ment les infor­ma­tions envoyées, les faux comptes étaient lar­ge­ment uti­li­sés.
  • 4. For­ma­tion des acti­vistes Inter­net
    • La diplo­ma­tie numé­rique, en tant que moyen d’influencer la popu­la­tion d’autres États via Inter­net, est prin­ci­pa­le­ment axée sur deux groupes cibles : les groupes de jeunes actifs et les groupes d’opposition (dis­si­dents, jour­na­listes, défen­seurs des droits de l’homme, etc.). En 2008, le gou­ver­ne­ment amé­ri­cain a orga­ni­sé la pre­mière confé­rence à New York, qui a réuni de jeunes blo­gueurs et uti­li­sa­teurs et créé une orga­ni­sa­tion per­ma­nente appe­lée Alliance for Youth Move­ments, dont l’objectif est de faire évo­luer les acti­vi­tés socio- situa­tion poli­tique dans les pays étran­gers. En 2009, une confé­rence de l’Union s’est tenue à Mexi­co et en 2010 – à Londres, etc.A l’automne 2010, le Dépar­te­ment d’Etat a pré­sen­té un soi-disant l’initiative de la socié­té civile 2.0. (Socié­té civile 2.0) pour amé­lio­rer l’efficacité des ONG et des groupes d’opposition à l’étranger à l’aide des nou­velles tech­no­lo­gies numé­riques. Dans son cadre, plu­sieurs pro­grammes sont mis en œuvre dont le plus célèbre est le pro­jet Tech­Camp (Camps Tech­no­lo­giques). Il est admi­nis­tré par la Divi­sion de l’innovation diplo­ma­tique du Dépar­te­ment de la diplo­ma­tie sur Inter­net du Dépar­te­ment d’État. Selon le pro­gramme Tech­Camp, depuis 2010, des dizaines de camps tech­no­lo­giques ont été orga­ni­sés dans plus de 30 pays. Des repré­sen­tants d’environ 2000 ONG, médias et agences gou­ver­ne­men­tales de plus de 100 pays y ont par­ti­ci­pé. Le camp est un sémi­naire d’une ou deux jour­nées qui invite de 40 à 200 mili­tants étran­gers (prin­ci­pa­le­ment des oppo­sants) à suivre le cours des spé­cia­listes infor­ma­tiques occi­den­taux des ser­vices spé­ciaux et à résoudre leurs pro­blèmes actuels avec leur aide.

Qui s’oppose à Medu­sa, Radio Liber­ty, Voice of Ame­ri­ca

  • RT (ver­sion russe du site)
  • FB -1 276 mille abon­nés
  • Twit­ter – 873 000 abon­nés (en russe)
  • VK – 1 207 mille abon­nés
  • RIA NEWS
  • FB -1 646 mille abon­nés (TASS – 531 mille, Inter­fax-19)
  • Twit­ter – 2 890 000 abon­nés (TASS – 436 000, Inter­fax-532)
  • VK – 1 207 mil­liers d’abonnés (TASS – 602 000, Inter­fax -35)
  • Radio « SATELLITE »
  • FB – 68 mille abon­nés Voice of Ame­ri­ca ser­vice russe 586 mille.
  • Twit­ter – 4,5 mille abon­nés Voice of Ame­ri­ca ser­vice russe 191 mille.
  • VK – 49 mille abon­nés de VC – 19 mille.
  • MAIS === ECHO DE MOSCOU
  • FB – 284 mille abon­nés
  • Twit­ter – 1 250 000 abon­nés
  • VK – 130 mille abon­nés

L’expérience de la Chine : « Le bouclier d’or », c’est le « grand pare-feu chinois »

  • Le pro­jet Gol­den Shield est un sys­tème de fil­trage Inter­net qui bloque l’accès aux res­sources inter­dites par le Par­ti com­mu­niste à par­tir de l’Internet externe. Dans le monde entier, le « bou­clier d’or » est éga­le­ment connu sous le nom de « grand pare-feu chi­nois » (le grand pare-feu de Chine). La cen­sure ne s’applique pas aux régions admi­nis­tra­tives spé­ciales de Hong Kong et de Macao. Le déve­lop­pe­ment du pro­jet a débu­té en 1998 (Shen­Wai Guang) et en 2003, il a été mis en ser­vice dans tout le pays. Le pro­jet com­prend des sous-sys­tèmes tels qu’un sys­tème de ges­tion de la sécu­ri­té (系统 管理 信息 系统), un sys­tème d’information sur les infrac­tions (刑事 案件 信息 系统), un sys­tème de contrôle des sor­ties et des entrées (出入境 管理 信息 系统), un sys­tème de sur­veillance des infor­ma­tions (监管 员 信息 系统), Sys­tème de ges­tion du tra­fic (交通 管理 信息 系统).
  • La cen­sure de l’Internet chi­nois n’est pas aus­si simple qu’il n’y paraît à pre­mière vue. L’analyse du fil­trage de conte­nu dans les réseaux sociaux a mon­tré que son objec­tif n’est pas l’éradication totale de toute cri­tique poli­tique ou publique, mais la pré­ven­tion de son déve­lop­pe­ment dans le dis­cours ou le mou­ve­ment poli­tique, y com­pris vir­tuel. Le bou­clier d’or uti­lise les méthodes de fil­trage sui­vantes :
  • Blo­cage IP
  • Fil­trer les requêtes DNS et les redi­ri­ger
  • Blo­cage des adresses Inter­net ( URL )
  • Fil­trage dans la phase de trans­fert de paquets
  • Blo­cage des connexions VPN

Liste des services et sites connus bloqués en Chine

  • Réseaux sociaux
  • Twit­ter, Face­book, Google+, Google Han­gouts, Google Blog­spot, WordPress.com, Ligne, Kakao­Talk, Talk­Box, cer­tains Tum­blr, FC2 , Sound­Cloud, Hoot­suite, Adult­friend­fin­der, Ustream, Twit­pic
  • Sites de médias et d’information
  • New York Times, Chi­nois de New York Times, Bloom­berg, Bloom­berg Busi­ness­week, Chi­nois BBC, Chi­nois Cho­sun, WSJ , WSJ Chi­nois, Flip­board, Google Actua­li­tés, You­Tube, Vimeo, Dai­ly­mo­tion, Live­Leak, Pause, Cra­ckle, Wiki­pé­dia, Wiki­leaks
  • Moteurs de recherche Google, Duck­Duck­Go, Bai­du Japon, Bai­du Bré­sil, Yahoo Hong Kong, Yahoo Tai­wan
  • Ser­vices d’application
  • Micro­soft One­Drive, Drop­box, Sli­de­share, iStock­Pho­to, Google Drive, Google Docu­ments, Gmail, Google Trans­late, Google Agen­da, Google Groupes, Google Keep
  • Autres ser­vices en ligne
  • Fli­ckr, Google Play, Google Pica­sa, Feed­bur­ner, Bit.ly, Archive.org, Pas­te­bin, Change.org, 4Shared, The Pirate Bay, OpenVPN

Buts et objectifs de l’association Information Spetsnaz

  • 1.L’association « Infor­ma­tion Spets­naz » est conçue pour déve­lop­per des acti­vi­tés et une stra­té­gie de poli­tique de l’information dans le but de réa­li­ser les objec­tifs de l’ONU, d” éta­blir des contacts com­mer­ciaux, d’échanger des infor­ma­tions, d’effectuer des ana­lyses d’experts et de situa­tion.
  • Les objec­tifs de l’ONU tels qu’énoncés dans sa Charte sont le main­tien de la paix et de la sécu­ri­té inter­na­tio­nales, la pré­ven­tion et l’élimination des actes d’agression, le règle­ment ou la solu­tion inter­na­tio­nale des dif­fé­rends inter­na­tio­naux, le déve­lop­pe­ment de rela­tions ami­cales fon­dées sur le res­pect du prin­cipe de l’égalité des droits et de l’autodétermination des peuples ; la coopé­ra­tion inter­na­tio­nale dans les domaines éco­no­mique, social, cultu­rel et huma­ni­taire, la pro­mo­tion et le déve­lop­pe­ment du res­pect des droits de l’homme et des liber­tés fon­da­men­tales pour tous sans dis­tinc­tion de race, de sexe, de langue ou de reli­gion.
  • Tâches prin­ci­pales
  • A). Lutte contre l’utilisation des tech­no­lo­gies de l’information pour la pro­pa­gande de l’idéologie du ter­ro­risme, • B). Neu­tra­li­sa­tion de l’information et impact psy­cho­lo­gique visant à éro­der les valeurs spi­ri­tuelles et morales tra­di­tion­nelles, • C). Amé­lio­rer l’efficacité de la pré­ven­tion des infrac­tions com­mises en uti­li­sant la tech­no­lo­gie de l’information et en lut­tant contre de telles vio­la­tions, • E). Une lutte effi­cace contre l’utilisation des tech­no­lo­gies de l’information à des fins mili­taires et poli­tiques contraires au droit inter­na­tio­nal.

Charte de l’information des Nations Unies
Pro­jet de l’Association « Infor­ma­tion Spets­naz »

  • Pré­am­bule
  • Consi­dé­rant l’importance de l’espace d’information pour la réa­li­sa­tion des objec­tifs des Nations Unies (ci-après dénom­més ONU), en tenant compte de la réso­lu­tion de l’Assemblée géné­rale des Nations Unies A / RES / 65/41 du 8 décembre 2010 « Pro­grès dans le domaine de l’information et des com­mu­ni­ca­tions dans le contexte de la sécu­ri­té inter­na­tio­nale » Sont conve­nus de ce qui suit :
  • 1.La pré­sente Charte a pour objet de contre­car­rer l’utilisation des tech­no­lo­gies de l’information pour la vio­la­tion de la paix et de la sécu­ri­té inter­na­tio­nales, la créa­tion d’un espace d’information inter­na­tio­nal carac­té­ri­sé par la paix, la coopé­ra­tion et l’harmonie.
  • 2. Consi­dé­rées comme les prin­ci­pales menaces dans l’espace inter­na­tio­nal de l’information, menant à la vio­la­tion de la paix et de la sécu­ri­té inter­na­tio­nales, les élé­ments sui­vants sont consi­dé­rés :
    • 1) l’utilisation des tech­no­lo­gies de l’information et des moyens per­met­tant de mener des actes hos­tiles et des actes d’agression, notam­ment en uti­li­sant les médias mon­diaux et les médias sociaux ;
    • 2) des actions dans l’espace d’information inter­na­tio­nal dans le but de saper les sys­tèmes mili­ta­ro-poli­tiques, finan­ciers-éco­no­miques et sociaux d’un autre État, impact psy­cho­lo­gique externe néga­tif sur la popu­la­tion, y com­pris l’utilisation des médias mon­diaux et des médias sociaux ;
    • 3) uti­li­sa­tion de l’espace d’information inter­na­tio­nal par des struc­tures, orga­ni­sa­tions, groupes et indi­vi­dus éta­tiques et non éta­tiques à des fins ter­ro­ristes et à d’autres fins cri­mi­nelles ;
    • 4) la dis­tri­bu­tion trans­fron­ta­lière d’informations erro­nées et d’informations dites « fausses », ce qui est contraire aux prin­cipes et aux normes du droit inter­na­tio­nal, ain­si qu’aux lois natio­nales des États ;
    • 5) l’utilisation des médias mon­diaux et des médias sociaux pour dif­fu­ser des infor­ma­tions inci­tant à l’hostilité inter­eth­nique, inter­ra­ciale et sec­taire, des maté­riaux, des images ou toute autre repré­sen­ta­tion d’idées ou de théo­ries encou­ra­geant, inci­tant ou inci­tant à la haine, la dis­cri­mi­na­tion ou la vio­lence contre toute per­sonne ou groupe d’individus ; si, à titre de pré­texte, des fac­teurs basés sur la race, la cou­leur de la peau, l’origine natio­nale ou eth­nique et la reli­gion sont uti­li­sés à cette fin ;
    • 6) mani­pu­la­tion des flux d’information dans l’espace d’information d’autres États, dés­in­for­ma­tion et dis­si­mu­la­tion d’informations dans le but de défor­mer l’environnement psy­cho­lo­gique et spi­ri­tuel de la socié­té, l’érosion des valeurs cultu­relles, spi­ri­tuelles, morales, éthiques et esthé­tiques tra­di­tion­nelles.
  • 3.L’activité de chaque Etat membre des Nations Unies et des médias mon­diaux dans l’espace inter­na­tio­nal de l’information devrait repo­ser sur cinq prin­cipes fon­da­men­taux :
    • 1. Dia­logue des civi­li­sa­tions.
    • 2. Le tra­vail des peuples.
    • 3. bonnes choses
    • 4. Sou­ve­rai­ne­té spi­ri­tuelle.
    • Per­son­na­li­té 5.Dostoinstvo et les gens.
  • 4. Les États par­ties à l’Organisation des Nations Unies résolvent les conflits dans l’espace inter­na­tio­nal de l’information, prin­ci­pa­le­ment par la négo­cia­tion ou par d’autres moyens paci­fiques de leur choix, de manière à ne pas com­pro­mettre la paix et la sécu­ri­té inter­na­tio­nales.
  • 5. Afin de contrer l’utilisation de l’espace d’information inter­na­tio­nal à des fins ter­ro­ristes, les États membres de l’ONU :
    • 1) prendre des mesures pour contre­car­rer l’utilisation de l’espace d’information inter­na­tio­nal à des fins ter­ro­ristes et recon­naître pour cela la néces­si­té d’une action conjointe et déci­sive ;
    • 2) cher­che­ra à déve­lop­per des approches com­munes pour arrê­ter le fonc­tion­ne­ment des médias mon­diaux et des res­sources Inter­net qui encou­ragent les acti­vi­tés ter­ro­ristes.
  • 6. Chaque État par­tie à la pré­sente Charte s’engage à ne pas aider, à ne pas encou­ra­ger ni à contre­car­rer les actes de ter­ro­risme inter­na­tio­nal de l’information, y com­pris les cam­pagnes de dés­in­for­ma­tion, en uti­li­sant les médias mon­diaux et les médias sociaux.
  • 7. Les Etats par­ti­ci­pants de cette Charte s’engagent à coopé­rer dans le domaine des inci­dents d’information en les signa­lant et en les cla­ri­fiant au Centre spé­cial d’analyse stra­té­gique pour la lutte contre le ter­ro­risme de l’information rele­vant du Conseil de sécu­ri­té des Nations Unies.
    « Inci­dent d’information » désigne l’impact invo­lon­taire de l’État sur l’environnement de la socié­té de l’État par­tie à la pré­sente Charte, qui a eu des consé­quences néga­tives.