Minsk, le 09/12/2018 
XIIIème Ses­sion plé­nière du Forum des médias inter­na­tio­naux bié­lo­russes « Par­te­na­riat pour l’avenir : une stra­té­gie numé­rique pour la sphère des médias »

Pro­fes­seur, doc­teur en sciences poli­tiques, res­pon­sable de l’association Infor­ma­tion Spets­naz
PANARIN IGOR NIKOLAEVICH


Guerre hybride – qu’est-ce que c’est ?

  • La guerre hybride est une com­bi­nai­son de méthodes poli­ti­co-mili­taires, poli­ti­co-diplo­ma­tiques, finan­cières-éco­no­miques, d” infor­ma­tion-psy­cho­lo­giques et tech­niques, ain­si que de tech­no­lo­gies pour les révo­lu­tions de cou­leur, le ter­ro­risme et l’extrémisme, les ser­vices spé­ciaux, les forces spé­ciales, les opé­ra­tions spé­ciales et les struc­tures publiques. diplo­ma­tie, menée dans le cadre d’un plan unique par les auto­ri­tés éta­tiques, les blocs poli­ti­co-mili­taires ou les STN.
  • Les objec­tifs de la guerre hybride sont la dés­in­té­gra­tion com­plète ou par­tielle de l’État, un chan­ge­ment qua­li­ta­tif de sa poli­tique inté­rieure ou exté­rieure, le rem­pla­ce­ment du lea­der­ship éta­tique par des régimes loyaux, l’instauration d’un contrôle

Technologies de guerre hybrides

  • 1.Terrorisme – 54% (du pro­jet « GLADIO » à IGIL).
  • 2. Extré­misme – 54%.
  • 3.Information-76.5%
  •  » Casques blancs » – Les dés­in­for­ma­teurs bri­tan­niques en Syrie
  • 4.Information-pression psy­cho­lo­gique – 67,5% ( Mi-6 = Skri­pal).
  • 5. Pres­sions poli­ti­co-mili­taires – 72%.
  • 6. Pres­sion finan­cière et éco­no­mique – 67,5% (sanc­tions)
  • 7. Attaques de pirates -63%.
  • 8. Vio­la­tion du fonc­tion­ne­ment des infra­struc­tures cri­tiques – 40,5%.
  • 9. « Révo­lu­tions de cou­leurs » – 72%.
  • FB : Bulk-2011 (82%), Mus­ta­fa Nayem 2013 -100%
  • 10. Migra­tion illé­gale et illé­gale – 36%.
  • 11. Narcotrafic-40,5%.
  • 12. Uti­li­sa­tion des réseaux sociaux – 63%.

Exploitation du renseignement britannique MI6 « SCRIPAL » : créer un environnement de désinformation global 

  • Empoi­son­ne­ment vir­tuel S. Skri­pal – un inci­dent sur­ve­nu le 4 mars 2018 . à Salis­bu­ry (Grande-Bre­tagne) avec un traître et sa fille de 33 ans, Julia, une citoyenne russe venue de Mos­cou pour rendre visite à son père.
  • 14 mars 2018 . The­re­sa May a offi­ciel­le­ment accu­sé la Rus­sie d’essayer de tuer Skri­pal et sa fille. May a annon­cé qu’en réponse à l’empoisonnement, les contacts bila­té­raux avec la Rus­sie seront sus­pen­dus à un haut niveau et que 23 diplo­mates russes seront expul­sés de Grande-Bre­tagne
  • Le 15 mars, les diri­geants des États-Unis, de Grande-Bre­tagne, de France et d’Allemagne ont publié une décla­ra­tion com­mune condam­nant l’empoisonnement de Skri­pal et de sa fille et accu­sant Mos­cou d’avoir orga­ni­sé une attaque chi­mique. Dans cette décla­ra­tion, l’attaque était qua­li­fiée de « vio­la­tion de la sou­ve­rai­ne­té bri­tan­nique » et de « vio­la­tion fla­grante de la Conven­tion sur les armes chi­miques et du droit inter­na­tio­nal ».
  • Le 16 mars, la Com­mis­sion d” enquête de la Rus­sie a ouvert une pro­cé­dure pénale en ver­tu de l’article 105.2 « e » du Code pénal de la Fédé­ra­tion de Rus­sie (ten­ta­tive de meurtre d’une manière géné­ra­le­ment dan­ge­reuse) en rela­tion avec la ten­ta­tive d’assassinat d’une citoyenne russe Yulia Skri­pal
  • Le 21 mars – brie­fing pour les ambas­sa­deurs étran­gers sur la situa­tion avec Skri­pal – a été super­be­ment diri­gé par le direc­teur du dépar­te­ment des affaires étran­gères de la Rus­sie Vla­di­mir Erma­kov
  • 3 avril – Le chef du labo­ra­toire bri­tan­nique « Por­ton Down », G. Eyt­ken­head, a décla­ré qu’il ne pou­vait pas confir­mer que le gaz neu­ro­toxique qui avait été empoi­son­né par Skri­pal et sa fille avait été pro­duit en Rus­sie. Comme il l’a conclu, le labo­ra­toire n’a pas déter­mi­né son ori­gine, mais a four­ni des infor­ma­tions scien­ti­fiques au gou­ver­ne­ment bri­tan­nique, qui a ensuite uti­li­sé un cer­tain nombre d’autres sources pour tirer des conclu­sions.
  • 4 avril – Le direc­teur du SVR, S. Nary­sh­kin, à l’ISIS-2018, a annon­cé la pro­vo­ca­tion des ser­vices spé­ciaux bri­tan­niques (ambas­sa­deur 2 avr.)
  • 5 sep­tembre – Une nou­velle étape de l’opération stra­té­gique anti-russe de la guerre hybride bri­tan­nique. Deux Russes soup­çon­nés de ten­ta­tive de vio­lons sont membres du GRU. Avec une telle décla­ra­tion, abso­lu­ment non prou­vée, le Pre­mier ministre bri­tan­nique The­re­sa May a pro­non­cé un dis­cours.

Théorie de la confrontation de l’information 
(thèse de doctorat du professeur Igor Panarin du 7 mai 1997)

  • Deux types de confron­ta­tion d’information (lutte):
  • 1. infor­ma­tion et tech­nique
  • 2.informatsionno-psychologique.
  • Lors de la confron­ta­tion de l” infor­ma­tion et de la tech­nique, les prin­ci­paux objets d’influence et de pro­tec­tion sont les sys­tèmes d’information et tech­niques (sys­tèmes de trans­mis­sion de don­nées (SPD), sys­tèmes de sécu­ri­té de l’information (SIS), etc.
  • Lors de la confron­ta­tion infor­ma­tion-psy­cho­lo­gie, les prin­ci­paux objets d’influence et de pro­tec­tion sont :
  • 1. la psy­cho­lo­gie poli­tique et la popu­la­tion des par­ties oppo­sées ;
  • 2. sys­tème de for­ma­tion de la conscience publique
  • 3. Sys­tème de for­ma­tion de l’opinion publique,
  • 4 Sys­tème de prise de déci­sion.
  • La confron­ta­tion des infor­ma­tions com­prend trois com­po­santes.
  • Le pre­mier est l’analyse stra­té­gique.
  • Le second est l’impact de l’information.
  • La troi­sième est la contre-infor­ma­tion.

Les médias sociaux – l’alignement des forces 
La domination totale de l’Occident (données au 26 août 2018) 

  • FB 1.Gasdep USA – 1 893 811 abon­nés de la Fédé­ra­tion de Rus­sie / États-Unis – 1 à 6
  • 2.Mid de Rus­sie – 371 814
  • 3.MID UK – 224 723
  • 4.MID du Béla­rus – 2 239
  • TWITTER 1.Goldep USA – 5. 08 mil­lions d’abonnés de la Fédé­ra­tion de Rus­sie / États-Unis – 1 à 5
  • 2.MD Royaume-Uni – 874 mille.
  • 3.MID de Rus­sie – 1,19 mil­lion.
  • 4.MID du Béla­rus – 11,700.
  • TITRE du média mon­dial     RF / US – 1 à 21
  • 1. CNN (hot news) – 54,1 mil­lions
  • 2.VVS – (nou­velles chaudes) – 38,1 mil­lions
  • 3. RT - 2 , 66 mil­lions (en anglais)
  • RF Minis­tère de la Défense / États-Unis – Twit­ter 1 à 32 ( 174 000 et 5,7 mil­lions) , FB – 1 à 7,6

La seule percée de la Russie 
sur //www.youtube.com/

  • Minis­tère de la défense de la Fédé­ra­tion de Rus­sie / USA – 2/1
  • États-Unis - abon­nés de 76 000
  • Rus­sie – 130 mille abon­nés
  • Nombre de vues de la Rus­sie / USA – 10/1
  • Rus­sie – 140 mil­lions
  • États-Unis -14 mil­lions
  • Rus­sie – la plus grande vue des publi­ci­tés
  • 2015 – Impact mas­sif avec des armes de haute pré­ci­sion sur les objets de l’IGIL en Syrie depuis la zone d’eau de la mer Cas­pienne – 7,1 mil­lions
  • 2015 Les frappes aériennes contre les objets du groupe ter­ro­riste IGIL – 5,2 mil­lions
  • 2015 Attaque mas­sive des avions d’aviation à longue por­tée sur les infra­struc­tures de l’IGIL en Syrie – 4 mil­lions • 2015 – Lan­ce­ment du groupe de mis­siles de croi­sière Calibre du sous-marin Ros­tov-on-Don sur les cibles des ter­ro­ristes en Syrie – 3,7 mil­lions

L’influence totale de l’Occident sur les médias sociaux russes (Medialogiya a préparé la notation des médias les plus cités pour 2017).

Top 8 des sta­tions de radio les plus citées dans les médias sociaux

 Radio sta­tion - Hyper­liens dans les médias sociaux

Radio Liber­ty ( svoboda.org) – 4 936 252

2 Echo de Mos­cou (echo.msk.ru) – 2 039 733

Voice of Ame­ri­ca # Ser­vice russe (golos-ameriki.ru) – 794 769

4 Busi­ness FM (bfm.ru) – 328 014

5 dit Mos­cou (govoritmoskva.ru) – 309 493

6 Kom­mer­sant-FM (kommersant.ru/fm) – 219 147

Ves­ti FM (radiovesti.ru) - 51 483

Radio 1 ( radio1.news) - 25,191


Forte influence de l’Ouest sur les médias sociaux russes (Medialogiya a préparé la note des médias les plus cités pour 2017)

Les 8 res­sources Inter­net les plus citées dans les médias sociaux

 res­source Inter­net - Hyper­liens dans les médias sociaux

Meduza.io (Riga, Let­to­nie) – 6 975 272

2 Rbc.ru – 5 870 500

3 Lenta.ru – 4 393 217

Life.ru - 3 681 338

5 Gazeta.ru – 3 326 125

Bbc.com/russian (Royaume-Uni) – 2 998 364

7 Znak.com – 2 653 906

8 Navalny.com – 2 412 732


MEDUSA – L’outil d’information sur les chocs de l’OTAN dans les médias sociaux

  • Créé le 20 octobre 2014 . à Riga, un mois et demi après la créa­tion à Riga du Centre de com­mu­ni­ca­tion stra­té­gique de l’OTAN. Les tra­vaux du Centre impliquent 7 pays de l’OTAN – Esto­nie, Let­to­nie, Alle­magne, Ita­lie, Litua­nie, Pologne, Grande-Bre­tagne.
  • FB – 334 mille abon­nés
  • VK – 557 mille abon­nés
  • Twit­ter – 1,18 mil­lion
  • Selon Media­lo­gy, à la suite des résul­tats de 2017, MEDUSA est la publi­ca­tion en ligne la plus citée dans les médias sociaux russes. • Hypo­thèse = MEDUSA est un ana­logue de l’unité de ren­sei­gne­ment spé­ciale des ser­vices de ren­sei­gne­ment bri­tan­nique MI6 « Casques blancs » opé­rant en Syrie et a pré­pa­ré plu­sieurs pro­vo­ca­tions d’information liées à l’utilisation pré­su­mée d’armes chi­miques.

Qui s’oppose à Medusa, Radio Liberty, Voice of America

  • RT (ver­sion russe du site)
  • FB -1 276 mille abon­nés
  • Twit­ter – 873 000 abon­nés (en russe)
  • VK – 1 207 mille abon­nés
  • RIA NEWS
  • FB -1 646 mille abon­nés (TASS – 531 mille, Inter­fax-19)
  • Twit­ter – 2 890 000 abon­nés (TASS – 436 000, Inter­fax-532)
  • VK – 1 207 000 abon­nés (TASS – 602 000, Inter­fax -35)
  • Radio « SATELLITE »
  • FB – 68 mille abon­nés Voice of Ame­ri­ca ser­vice russe 586 mille.
  • Twit­ter – 4,5 mille abon­nés Voice of Ame­ri­ca ser­vice russe 191 mille.
  • VK – 49 mille abon­nés de VC – 19 mille.
  • MAIS === ECHO DE MOSCOU
  • FB – 284 mille abon­nés
  • Twit­ter – 1 250 000 abon­nés
  • VK – 130 mille abon­nés

L’expérience de la Chine : « Le bouclier d’or », c’est le « grand pare-feu chinois »

  • Le pro­jet Gol­den Shield est un sys­tème de fil­trage Inter­net qui bloque l’accès aux res­sources inter­dites par le Par­ti com­mu­niste à par­tir de l’Internet externe. Dans le monde entier, le « bou­clier d’or » est éga­le­ment connu sous le nom de « grand pare-feu chi­nois » (le grand pare-feu de Chine). La cen­sure ne s’applique pas aux régions admi­nis­tra­tives spé­ciales de Hong Kong et de Macao. Le pro­jet a été déve­lop­pé en 1998 (Shen Wei Guang) et en 2003, il a été mis en ser­vice dans tout le pays. Le pro­jet com­prend des sous-sys­tèmes tels qu’un sys­tème de ges­tion de la sécu­ri­té (系统 管理 信息 系统), un sys­tème d’information sur les infrac­tions (刑事 案件 信息 系统), un sys­tème de contrôle des sor­ties et des entrées (出入境 管理 信息 系统), un sys­tème de sur­veillance des infor­ma­tions (监管 员 信息 系统), Sys­tème de ges­tion du tra­fic (交通 管理 信息 系统).
  • La cen­sure de l’Internet chi­nois n’est pas aus­si simple qu’il n’y paraît à pre­mière vue. L’analyse du fil­trage de conte­nu dans les réseaux sociaux a mon­tré que son objec­tif n’est pas l’éradication totale de toute cri­tique poli­tique ou publique, mais la pré­ven­tion de son déve­lop­pe­ment dans le dis­cours ou le mou­ve­ment poli­tique, y com­pris vir­tuel. Le bou­clier d’or uti­lise les méthodes de fil­trage sui­vantes :
  • Blo­cage IP
  • Fil­trer les requêtes DNS et les redi­ri­ger
  • Blo­cage des adresses Inter­net ( URL )
  • Fil­trage dans la phase de trans­fert de paquets
  • Blo­cage des connexions VPN

Buts et objectifs de l’association Information Spetsnaz

  • 1.L’association « Infor­ma­tion Spets­naz » est conçue pour déve­lop­per des acti­vi­tés et une stra­té­gie de poli­tique de l’information dans le but de réa­li­ser les objec­tifs de l’ONU, d” éta­blir des contacts com­mer­ciaux, d’échanger des infor­ma­tions, d’effectuer des ana­lyses d’experts et de situa­tion.
  • Les objec­tifs de l’ONU tels qu’énoncés dans sa Charte sont le main­tien de la paix et de la sécu­ri­té inter­na­tio­nales, la pré­ven­tion et l’élimination des actes d’agression, le règle­ment ou la solu­tion inter­na­tio­nale des dif­fé­rends inter­na­tio­naux, le déve­lop­pe­ment de rela­tions ami­cales fon­dées sur le res­pect du prin­cipe de l’égalité des droits et de l’autodétermination des peuples ; la coopé­ra­tion inter­na­tio­nale dans les domaines éco­no­mique, social, cultu­rel et huma­ni­taire, la pro­mo­tion et le déve­lop­pe­ment du res­pect des droits de l’homme et des liber­tés fon­da­men­tales pour tous sans dis­tinc­tion de race, de sexe, de langue ou de reli­gion.
  • Tâches prin­ci­pales
    • A). Lutte contre l’utilisation des tech­no­lo­gies de l’information pour la pro­pa­gande de l’idéologie du ter­ro­risme,
    • B). La neu­tra­li­sa­tion de l’information et de l’impact psy­cho­lo­gique visant à éro­der les valeurs spi­ri­tuelles et morales tra­di­tion­nelles,
    • C). Ren­for­cer l’efficacité de la pré­ven­tion des infrac­tions com­mises à l’aide de la tech­no­lo­gie de l’information et lut­ter contre ces vio­la­tions,
    • E). Lutte effi­cace contre l’utilisation des tech­no­lo­gies de l’information à des fins mili­taires et poli­tiques contraires au droit inter­na­tio­nal

Charte de l’information des Nations Unies
Projet de l’Association « Information Spetsnaz »

  • Pré­am­bule
  • Consi­dé­rant l’importance de l’espace d’information pour la réa­li­sa­tion des objec­tifs des Nations Unies (ci-après dénom­més ONU), en tenant compte de la réso­lu­tion de l’Assemblée géné­rale des Nations Unies A / RES / 65/41 du 8 décembre 2010 « Pro­grès dans le domaine de l’information et des com­mu­ni­ca­tions dans le contexte de la sécu­ri­té inter­na­tio­nale » Sont conve­nus de ce qui suit :
  • • 1.La pré­sente Charte a pour but de contre­car­rer l’utilisation des tech­no­lo­gies de l’information pour la vio­la­tion de la paix et de la sécu­ri­té inter­na­tio­nales, la créa­tion d’un espace d’information inter­na­tio­nal carac­té­ri­sé par la paix, la coopé­ra­tion et l’harmonie.
  • 2. Consi­dé­rées comme les prin­ci­pales menaces dans l’espace inter­na­tio­nal de l’information, menant à la vio­la­tion de la paix et de la sécu­ri­té inter­na­tio­nales, les élé­ments sui­vants sont consi­dé­rés :
    • 1) l’utilisation des tech­no­lo­gies de l’information et des moyens per­met­tant de mener des actes hos­tiles et des actes d’agression, notam­ment en uti­li­sant les médias mon­diaux et les médias sociaux ;
    • 2) des actions dans l’espace d’information inter­na­tio­nal dans le but de saper les sys­tèmes mili­ta­ro-poli­tiques, finan­ciers-éco­no­miques et sociaux d’un autre État, impact psy­cho­lo­gique externe néga­tif sur la popu­la­tion, y com­pris l’utilisation des médias mon­diaux et des médias sociaux ;
    • 3) uti­li­sa­tion de l’espace d’information inter­na­tio­nal par des struc­tures, orga­ni­sa­tions, groupes et indi­vi­dus éta­tiques et non éta­tiques à des fins ter­ro­ristes et à d’autres fins cri­mi­nelles ;
    • 4) la dis­tri­bu­tion trans­fron­ta­lière d’informations erro­nées et d’informations dites « fausses », ce qui est contraire aux prin­cipes et aux normes du droit inter­na­tio­nal, ain­si qu’aux lois natio­nales des États ;
    • 5) l’utilisation des médias mon­diaux et des médias sociaux pour dif­fu­ser des infor­ma­tions inci­tant à l’hostilité inter­eth­nique, inter­ra­ciale et sec­taire, des maté­riaux, des images ou toute autre repré­sen­ta­tion d’idées ou de théo­ries encou­ra­geant, inci­tant ou inci­tant à la haine, la dis­cri­mi­na­tion ou la vio­lence contre toute per­sonne ou groupe d’individus ; si, à titre de pré­texte, des fac­teurs basés sur la race, la cou­leur de la peau, l’origine natio­nale ou eth­nique et la reli­gion sont uti­li­sés à cette fin ;
    • 6) mani­pu­la­tion des flux d’information dans l’espace d’information d’autres États, dés­in­for­ma­tion et dis­si­mu­la­tion d’informations dans le but de défor­mer l’environnement psy­cho­lo­gique et spi­ri­tuel de la socié­té, l’érosion des valeurs cultu­relles, spi­ri­tuelles, morales, éthiques et esthé­tiques tra­di­tion­nelles.
  • 3.L’activité de chaque Etat membre des Nations Unies et des médias mon­diaux dans l’espace inter­na­tio­nal de l’information devrait repo­ser sur cinq prin­cipes fon­da­men­taux :
    • 1. Dia­logue des civi­li­sa­tions.
    • 2. Le tra­vail des peuples.
    • 3. bonnes choses
    • 4. Sou­ve­rai­ne­té spi­ri­tuelle.
    • Per­son­na­li­té 5.Dostoinstvo et les gens.
  • 4. Les États par­ties à l’Organisation des Nations Unies résolvent les conflits dans l’espace inter­na­tio­nal de l’information, prin­ci­pa­le­ment par la négo­cia­tion ou par d’autres moyens paci­fiques de leur choix, de manière à ne pas com­pro­mettre la paix et la sécu­ri­té inter­na­tio­nales.
  • 5. Afin de contrer l’utilisation de l’espace d’information inter­na­tio­nal à des fins ter­ro­ristes, les États membres de l’ONU :
    • 1) prendre des mesures pour contre­car­rer l’utilisation de l’espace d’information inter­na­tio­nal à des fins ter­ro­ristes et recon­naître pour cela la néces­si­té d’une action conjointe et déci­sive ;
    • 2) cher­che­ra à déve­lop­per des approches com­munes pour arrê­ter le fonc­tion­ne­ment des médias mon­diaux et des res­sources Inter­net qui encou­ragent les acti­vi­tés ter­ro­ristes.
  • 6. Chaque État par­tie à la pré­sente Charte s’engage à ne pas aider, à ne pas encou­ra­ger ni à contre­car­rer les actes de ter­ro­risme inter­na­tio­nal de l’information, y com­pris les cam­pagnes de dés­in­for­ma­tion, en uti­li­sant les médias mon­diaux et les médias sociaux.
  • 7. Les Etats par­ti­ci­pants de cette Charte s’engagent à coopé­rer dans le domaine des inci­dents d’information en les signa­lant et en les cla­ri­fiant au Centre spé­cial d’analyse stra­té­gique pour la lutte contre le ter­ro­risme de l’information rele­vant du Conseil de sécu­ri­té des Nations Unies.
    « Inci­dent d’information » désigne l’impact invo­lon­taire de l’État sur l’environnement de la socié­té de l’État par­tie à la pré­sente Charte, qui a eu des consé­quences néga­tives.

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